L'environnement et la nature à Olloix
| Les Gorges de la Monne | Les oiseaux | Les fleurs | Le contrat rivière | Les volcans | Les parcs à moutons | Natura 2000 |
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Olloix, commune du parc des Volcans, dispose d'un environnement naturel et sauvage particulièrement remarquable que tous les Olloisiens amoureux de leur village souhaitent préserver. Ils ne veulent pas, en particulier, qu'en raison de la proximité avec la métropole régionale, Clermont-Ferrand, Olloix devienne un simple village dortoir comme bien d'autres communes voisines. Ceci explique que la commune d'Olloix soit très impliquée dans beaucoup d'actions visant à préserver l'environnement. |
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Le Puy d'Olloix, les gorges de la Monne et le monastère de Randol |
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Le site naturel remarquable classé des gorges le la Monne, se partage entre les communes d'Olloix et de Cournols. Ces gorges sauvage sont l’objet de l’attention d’un comité de pilotage, chargé de suivre et de mettre en œuvre le plan de gestion qui a été mis au point dès 1997 avec différents partenaires. Ce comité rassemble des représentants des collectivités concernées (communauté de communes, communes d’OLLOIX, de COURNOLS et de St SATURNIN) du Parc des Volcans, du CEPA Conservatoire des sites et des paysages (gestionnaire du site Natura 2000) de la DIREN (gestionnaire du site classé) du Syndicat mixte de la Vallée de la VEYRE (gestionnaire du Contrat de Rivière) de l’office du tourisme des Cheires « Lave », de la LPO (ligue de protection des oiseaux), de la Maison de la Monne et d’autres organismes intéressés en tant que de besoin à la démarche entreprise. L’objectif de ce comité est de protéger et de valoriser les gorges de la Monne en les faisant découvrir à un public sensibilisé à la préservation des sites naturels fragiles, tout en permettant les activités traditionnelles (chasse, pêche, pâturages, travail de la forêt). Une exposition permanente consacrée aux gorges est organisée à la Maison de la Monne. Dans le futur, un certain nombre d’actions sont envisagées dont la création de sentiers thématiques jalonnés de panneaux explicatifs permettant de découvrir la flore |
La Monne prend sa source dans les Monts Dore au col de la croix Morand au dessus du village de Mareuge. Elle coule ensuite vers l'Est en direction de l'Allier. Elle rejoint la Veyre entre Tallende et Veyre ensuite, la rivière qui porte actuellement le nom de Veyre, se jette dans l'Allier au Martres de Veyre à coté du lieu dit le pont de Mirefleurs. Aux Martres de Veyre et à Veyre les anciens appellent toujours la rivière la Monne et non pas la Veyre comme le font les nouveaux habitants, c'est ce nom de Monne qui est porté sur les anciens cadastres. Cela tend à montrer qu'au XIXème siècle suite à une intervention dont on a perdu la mémoire la rivière a changé de nom, peut être après des mesures qui auraient montré que la Veyre est plus longue que la Monne ?

Depuis le début des années 70, le Syndicat de la Vallée de la Veyre est en charge de l’assainissement collectif de la vallée de la Veyre :
- en collectant les eaux usées des communes situées le long de la rivière (depuis le Lac d’Aydat jusqu’à l’Allier) et des communes de Vic-le-Comte et de Mirefleurs (situées sur l’autre rive de l’Allier),
- en acheminant ces eaux usées à la station d’épuration située sur la commune des Martres de Veyre, à proximité de l'Allier, au lieu-dit la Vaure..
Conscient de la relation étroite
liant cette activité à la qualité du milieu
naturel, le Syndicat a progressivement élargi ses champs
d’action vers la protection et la réhabilitation des
milieux aquatiques (cours d’eau, lacs, zones humides). Afin de
proposer des solutions et des moyens pour résoudre les
problèmes rencontrés sur cette vallée, le
Syndicat s’est ainsi lancé dans une démarche de
CONTRAT DE RIVIERE.
Après une longue concertation
entre tous les acteurs de la vallée (collectivités,
agriculteurs, pêcheurs, etc.), cet engagement a abouti à
la signature en mai 2005 d’une convention liant des partenaires
techniques et financiers. Cette convention permet à présent
d’entrer dans une phase de réalisation d’actions
qui seront menées grâce à la participation du
plus grand nombre : individus et structures concernées.
Pour
la gestion de la Veyre et de la Monne un syndicat mixte a été
mis en place par la communauté de Commune des Cheires pour le
haut du bassin versant et la communauté Gergovie val
d'Allier pour le bas du bassin. Ce syndicat a en charge les études,
puis la gestion et l’aménagement d’un contrat de
rivière signé avec l’Etat pour une durée
de 5 ans et portant sur la Veyre, le lac d’Aydat et la
Monne. Il a pour objet d’améliorer
la qualité de l’eau, et se charge de l’entretien
des cours d’eau, des relations avec les associations de pêche,
de l’amélioration de l’assainissement des
exploitations agricoles, etc.
Depuis peu,
Olloix participe à l’élaboration d’un autre
contrat de rivière à l’étude qui concerne
la COUZE Chambon et ses affluents. Le contrat
rivière doit permettre de résoudre les problèmes
qui se posent sur le bassin versant de la Veyre et de la Monne :
Le phénomène
d’eutrophisation, asphyxie des eaux d’un lac ou d’une
rivière, est la conséquence d'un apport excessif de
substances nutritives - notamment de phosphore et d'azote- qui
augmentent la production d’algues et de plantes aquatiques. La
décomposition des algues qui meurent, consomme beaucoup de
l’oxygène dissous dans l'eau : plus il y a d’algues,
moins il y a d’oxygène, ceci est particulièrement
important pour les eaux profondes. En dessous d’un certain
seuil d'oxygène la vie devient difficile,
voire impossible, pour la faune et la flore et il y a un
dégagement de mauvaises odeurs.
Depuis
déjà quelques années, il a été
constaté une accélération de l’eutrophisation
du lac d’Aydat et une dégradation de la qualité
des eaux de la Veyre et de la Monne.
On constate une augmentation de l’impact des crues en aval de la vallée à partir de Tallende et d’une manière générale une absence ou un mauvais entretien des rivières et des milieux aquatiques. Fort de ce constat, le Syndicat de la Vallée de la Veyre porte à présent le contrat de Rivière « Vallée de la Veyre – Lac d’Aydat » afin de trouver des solutions à ces problèmes sur le territoire des cours d’eau de la Veyre et de la Monne et du lac d’Aydat.
Le bon
fonctionnement et la qualité de vallées comme celles de
la Monne et de la Veyre dépend de la diversité des
éléments qui les composent : milieux humides en étroite
relation avec les cours d’eau, berges et peuplements végétaux
situés à proximité des cours d’eau,
occupation des parcelles riveraines des cours d’eau, etc. La
nature sait déjà très bien faire les choses :
épuration des eaux, contrôle et régulation des
inondations, soutien des faibles débits des cours d’eau,
etc. Les objectifs du contrat de rivière visent donc à
la laisser faire, c’est-à-dire à restaurer les
milieux naturels tout en veillant à la satisfaction des
différents usages de l’eau. Des analyses seront
réalisées sur tout le territoire afin de suivre la
qualité de l’eau tout au long de cette démarche.
Ainsi, un des rôles essentiels du contrat de rivière
sera de faire découvrir ces mécanismes de
fonctionnement des cours d’eau et des plans d’eau afin
que tout à chacun puissent être un relais aux solutions
qui seront proposées.
Dans le cadre du contrat rivière à partir de mesures physiques et de pêche électrique une étude sur la gestion piscicole a montré que dans la rivière Monne de la source jusqu'à St-Saturnin la reproduction des truites sauvages de la souche Monne est tout à fait satisfaisante. Il n'y a donc pas lieu de procéder à un alevinage dans ce secteur.
Vous pourrez en savoir plus en téléchargeant le guide édité par le SMVV | ![]() |
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Les
Parcs à Moutons d'Olloix
Lors
de l’élaboration du plan de gestion des Gorges de la
Monne en 1996, le problème de la lutte contre l’enfrichement
avait été mis en avant par les techniciens du Parc
notamment. Les éleveurs ovins intéressés par les
terrains situés au bord du plateau avaient suggéré
la réalisation de parcs fixes leur permettant de laisser les
troupeaux en sécurité en pratiquant un
pâturage extensif. En effet, le pâturage gardé
n’est plus pratiqué aujourd’hui pour des raisons
économiques évidentes. L’enjeu est important, car
le pâturage de ces pelouses sèches garantit la qualité
de ces paysages ouverts très pittoresques, réduit
considérablement les risques d’incendie et permet aux
éleveurs une meilleure rentabilité économique en
élargissant leur surface d’exploitation.
Différentes
contraintes qui avaient été soulignées par
les partenaires ou organismes à l’origine de ce plan de
gestion ont été respectées :
Pour
satisfaire les chasseurs les clôtures ne font pas
obstacle au gros gibier (chevreuils et sangliers) : une solution
technique a été trouvée en utilisant des
clôtures spécifiques dites high steel, dont les fils
restent déformables et laissent donc passer le gros gibier.
C’est ce type de clôture qui a été installé
dans les parcs crées à Liozun comme au Pont de la
Chabanne.
A la demande des environnementalistes les parcs n'ont
pas fait l’objet d’un défrichage
systématique pour préserver les genévriers et
autres arbustes susceptibles d’accueillir l’avifaune. Par
ailleurs, dans ces parcs moduler la charge animale à
l’hectare est adaptée afin d'être suffisante pour
tenir les pelouses en état, mais pas trop forte pour éviter
des dégradations trop importantes des sols.
La création
de parcs à moutons ne vise –en aucun cas- à
interdire l’accès et la promenade dans les parcelles
communales, qui par définition, appartiennent à la
communauté des olloisiens. Pour autant, il convient de limiter
l’accès aux véhicules et aux motos. Cet accès
est d’ailleurs interdit, pour la plus grande partie des Gorges
de la Monne, par un arrêté préfectoral qui limite
l’accès dans la zone rouge aux seuls véhicules
utilitaires (forestiers ou agricoles)
Des parkings de dissuasion
sont ainsi prévus aux principales entrées du site,
incitant les visiteurs à laisser leur voiture et à
marcher à pied !

Un saute barrière et un passage canadien en allant vers Liozun
Pour les piétons des dispositifs
saute barrière ont été prévus :
-
« passages canadiens »permettant de laisser passer tout
type de véhicule en interdisant l’accès au
bétail.
- portillons permettant un franchissement des
clôtures par tout piéton.
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Natura
2000
Natura 2000 est un réseau européen de sites naturels identifiés pour la rareté ou la fragilité des espèces sauvages, animales ou végétales et de leurs habitats. Il participe au maintien ou à la restauration de la biodiversité. Ce réseau représente un véritable enjeu de développement durable pour des territoires remarquables.
![]() Saxifrages et orchidée |
Olloix fait partie de Natura 2000 pour la préservation des pelouses sèches riches en espèces végétales rares. D’autre part, l’ensemble du territoire de la commune est concerné par la zone de protection spéciale « Pays des Couzes » de la Directive Oiseaux, visant à protéger des espèces rares qui nichent, en particulier, dans les gorges de la Monne.
Le contrat Natura 2000 permet d’assurer la gestion et l’entretien de milieux naturels en finançant les travaux définis comme nécessaires à la préservation et la mise en valeur du site Natura 2000.